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PEUPLE DE SAVA

peuple de SAVA

SAVA est une région à l'intersection de quatres autres régions aux identités bien distinctes: Boeny à l'ouest, Sofia au sud, Analanjirofo au sud-est et DIANA au nord. Sa population est composée principalement par la fusion et le croisement des descendants d'apatrides originaires des ces autres régions qui l'entourent. Elle n'a pas d'ethnie dominante malgré qu'n terme de population  deux  y sont majoritaires: la TSIMIHETY  et la BETSIMISARAKA. Les tribus SAKALAVA et ANTAISAKA y sont bien représentées aussi. Mais aucune tribu n'est associée à la région SAVA et de nos jours toutes les ethnies de l'île y sont représentées dans une parfaite harmonie,  ce qui fait d'elle la région de Madagascar la moins tribaliste et la plus accueillante  de Madagascar  Tous les dialectes y sont parlés en toute banalité sans risque d'incompréhension. L'identité de SAVA s'est donc formée à partir du métissage et du mélange entre celle des différentes régions environnantes.

LA CULTURE ET LES TRADITIONS DE LA REGION SAVA

Comme dans toutes les autres régions de la grande île de Madagascar, une culture et des traditions "savaouites" ont fini par s'imposer et former son identité:
Si la vénération des ancêtres est commune à toutes les tribus de Madagascar, elle est encore plus accentuée à SAVA, à travers les différentes cérémonies traditionnelles destinées à marquer le respect, la reconnaissance et le dévouement à l'esprit des parents décédés.


LES COUTUMES LOCALES

Dans la SAVA, la coutume est caractérisée par la philosophie de la vénération des morts. Elles se manifeste par l'existence de trois types de cérémonies toutes basées sur la croyance en la suprêmatie des ancêtres: le Asahara¨na, le Tsikafara et le Ras'haria¨na.
Une fête de ce genre est appelée le Tsaboraha.


Le Tsikafara est une cérémonie de sacrifice de zébu pour tenir une promesse faite à un ou des ancêtre(s) décédé(s) depuis longtemps, en échange de la réalisation d'un voeux. Le voeux peut consister en l'acquisition de richesse, en la naissance d'un enfant ou en toutes autres formes d'événement souhaité. Pour obtenir telle ou telle chose, un sujet, généralement descendant de l'ancêtre, prie celui-ci pour le bénir et faire en sorte que son voeux se réalise, et en échange le demandeur fait le serment de faire un sacrifice de zébu dès que le voeux est réalisé.

Le Ras'haria¨na est une cérémonie de sacrifice de zébu pour marquer le respect et le dévouement à un parent récemment décédé, généralement proche parent tel que père, mère, grand-père, grand-mère ou tout autre proche parent en qui on doit respect et reconnaissance. En fait, Le Ras'haria¨na vient de la fusion de deux notions: rasa qui signifie partage et haria¨na(harena) en malgache officiel, qui signifie richesse ou simplement biens. Le principe général du Ras'haria¨na est donc d'offrir au parent décédé, une part de ses biens. Cette idée vaut encore plus si le parent décédé à laissé lui aussi derrière lui des biens qu'il a acquis durant sa vie. Biens dont le sujet reconnaissant continue à jouir. A la différence du Tsikafara le Ras'haria¨na relève de la simple volonté du sujet et n'exige pas qu'un serment ait été fait auparavant.

Ces deux formes de cérémonie sont typiques de la côte nord-est de Madagascar et constitue un véritable esprit de vénération des ancêtres.


LA CEREMONIE DU TSABORAHA
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la tête du zébu est protégée contre les mouches par les descendants les plus jeunes
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une portion du met, composée de riz cuit et des meilleures parties de la viande est déposée sur une tablette de fortune faite de branches d'arbuste, à l'intention de l'esprit de l'encêtre vénéré
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Le crâne du zébu est broché au sommet d'un tronc d'arbre dur. Tous les TSABORAHA organisés par les générations successives ont lieu dans un même endroit considéré ensuite comme sacré et il n'est pas rare au fil des décennies de voir des dizaines de crânes de zébus se superposer au sommet du tronc d'arbre.

Tandis que le Asa hara¨na est une cérémonie de retournement d'un parent récemment décédé, coutume commune à tous les malgaches. A la différence des Ras'haria¨na et Tsikafara, elle ne relève pas seulement de la seule volonté d'un parent, mais constitue une obligation sacrée incombant aux descendants du mort. Les Ras'haria¨na et Tsikafara peuvent résulter de la simple volonté d'une personne et les dépenses y afférentes sont en principe prises en charge par elle seule, les contributions venant d'autres membres de la communauté étant toujours souhaitées. Tandis que le Asa hara¨na est une affaire de toute la famille descendante du mort et les dépenses y afférentes sont ainsi partagées entre tous les membres de la famille du mort.

Assistez au
tsimandrimandry, une nuit de veille précédent le jour de la cérémonie pendant laquelle chants locaux, danses traditionnelles et betsabetsa, l'alcool local seront au rendez-vous jusqu'à l'aube. Le jour de la cérémonie proprement dite, remontez le temps avec les autochtones et mangez du riz avec un morceau de feuille de bananier ou de ravinala (l'arbre du voyageur, endémique à Madagascar) en guise de cuillère, le riz étant étalé sur une grande feuille de bananier. Goûtez au ranon'ampango, le jus de riz avec un tronc de bambou en guise de gobelet. Une expérience inoubliable.

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artiste traditionnel lors d'un TSOLABE d'une veillée "tsimandrimandry"

LE TSOLABE

Le tsolabe est une séance de chants et de danses traditionnels. Les chants sont généralement accompagnés de grands claquements des mains tandis que les danses sont de préférence exécutées sur une couvercle de barriques métalliques de 200 l déposée sur un trou dans le sol spécialement préparé à cet effet, pour obtenir de meilleurs échos.


 LE MORENGY, SPORT TRADITIONNEL DE SAVA


SAVA a son propre sport traditionnel: LE MORENGY, très populaire et qui fait l'objet d'un véritable engouement tous les Dimanches après-midi

MORENGY, boxe traditionnelle de la région SAVA de l'île de Madagascar

 




DIALECTE

 

 


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mise à jour le 10/04/2014